Déménager avec des enfants | Astuces

Comment préparer les enfants à un déménagement?

Quand j’entends le mot « déménagement« , j’ai de l’urticaire ! Peut-être que mes 16 déménagements en 17 ans y sont pour beaucoup. Toujours est-il que je déteste ça. En même temps, tu connais beaucoup de gens qui adorent ça ? Je ne parle pas du nouveau logement, du changement de vie, ou du nouveau jardin. Non, je parle des cartons, du rangement, des déménageurs, de l’état des lieux… arrrrghhh !!! Et tu sais ce qu’il y a de pire qu’un déménagement ? Un déménagement avec des enfants ! C’est la deuxième fois déjà qu’on a géré cette situation, et franchement, si t’es pas préparé, tu souffres ! Mais ce qui est le plus difficile, c’est surtout d’aider ton enfant à gérer ce déménagement. Si toi ça te stresse, alors imagine l’état du tout-petit. Alors, du haut de ma petite expérience, je vais te donner quelques conseils pour accompagner ton enfant dans l’étape bouleversante du déménagement.

Prends conscience du chamboulement que c’est pour lui

Avant même d’essayer de trouver 1 000 astuces pour que ton bébé (oui, ils seront toujours des bébés pour nous, TOUJOURS !) encaisse au mieux le déménagement, pose toi 5 minutes, et réfléchis à tout ce que ça engendre pour lui.

Dans sa petite tête toute joufflue et mignonne, il se passe 10 000 choses. Et bien souvent, il ne comprend pas vraiment grand chose. C’est très difficile pour lui d’imaginer un lieu qu’il n’a jamais vu. Se projeter est presque impossible. Tout est flou. Il voit bien que ça crée un sacré bouleversement, et qu’il est impliqué, mais il ne sait pas pourquoi.

Si le déménagement est lié à une séparation, à la perte d’un travail, à la naissance d’un petit-frère, ou que sais-je encore, l’adaptation sera d’autant plus délicate. On les connaît, nos loulous, les rituels ne sont pas là pour rien. Ils aiment la stabilité, connaître chaque étape de leur journée. Là, on lance une énorme boule dans leur jeu de quilles.

Prends le temps de tout lui expliquer

Je vais pas me la jouer Mme Filliozat, ou Melle Gueguen, mais on l’entend de partout et c’est tellement important : il faut parler à son enfant ! Lui expliquer ce qui va se passer, comment ça va se dérouler, pourquoi on change de maison, et les changements que ça va apporter à sa nouvelle vie. Plus on lui parle, sur un ton calme, avec des mots qu’il comprend, et plus il sera apaisé et serein face à ce chamboulement.

Tu peux mettre l’accent sur tout ce qu’il va y avoir de génial dans cette nouvelle maison : sa chambre pour lui tout seul, un grand jardin, une baignoire, pleins de cachettes pour jouer à cache-cache… Trouve l’argument choc qui lui donnera envie de déménager avec plaisir. Et ensuite débrouille-toi pour gérer son impatience 😉

Pour Pierre et Arthur, c’était trop facile : dans le jardin, il y a une balançoire attachée à la branche d’un arbre, et largement la place pour mettre une piscine ! Youhou, nous sommes les meilleurs parents du monde, inclinez-vous !

J’ai toujours eu la chance de déménager pour mieux (après 16 déménagements, je te laisse imaginer la tête de mon tout premier logement, si tous les autres ont été mieux par la suite !), alors c’est forcément plus facile de trouver des avantages. Mais les enfants se contentent souvent de peu, et s’ils voient papa et maman enjoués, ils s’imagineront forcément que c’est trop bien.

Fais-le participer activement au déménagement

Ne lui fais pas porter tous les cartons, les voisins pourraient appeler l’ASE (la DDASS quoi !) Par contre, trouve une solution pour que ton gnome participe, se sente utile et actif dans ce changement de domicile.

Pour Pierre, qui est un grand stressé de la vie, j’ai mis en place un échéancier. On a crée une flèche du temps, avec 31 cases, représentant les 31 jours restant avant le Grand Jour. Chaque jour passé, il découpait une case. On bosse la motricité fine et les apprentissages de base dans toutes les circonstances de la vie quotidienne. Et je me suis surtout évitée la sempiternelle question : « C’est dans combien de dodos ? »

On a aussi beaucoup lu d’histoires sur le thème du déménagement. Arthur me le demandait régulièrement le soir, et je crois que ça le rassurait. Il existe pleins de livres pour les enfants sur ce sujet, fouille !

Le but, c’est de rendre ce moment fun, agréable et positif. Alors pendant un bon mois, on a joué aux déménageurs « pour de faux ». On prenait les cartons (des Lego quoi !), on les mettait dans le camion de déménagement (aka le camion-benne de Pierre), on déplaçait les meubles… Et on a fait une méga cabane avec les vrais cartons.

Et quand ils ont commencé à voir la maison se vider sous leurs yeux ébahis et inquiets, je les ai invités à m’aider. On faisait une chaîne humaine quand les objets n’étaient pas fragiles.Et ils ont trié et emballés eux-mêmes leurs jouets.

Bref, j’ai pas la science infuse, et je ne dis pas que ce sont LES choses à faire, mais ça donne des pistes de réflexion pour aborder le sujet.

Organise au mieux le déménagement pour ne pas le brusquer

Changer de maison, c’est une sacrée étape pour toute la famille ! Et on le sait tous, le moindre petit pet de lapin peut perturber notre progéniture. Alors, arrange-toi pour organiser le déménagement de la meilleure manière possible, pour ne pas trop le brusquer.

Déjà, avant le jour J, c’est bien de lui montrer ce qui l’attend. Visitez ensemble, si c’est possible, le nouveau logement. Fais-lui choisir sa chambre (en l’orientant pas du tout discrètement vers ton choix à toi ! ahah !). Le fait de visualiser les lieux va le rassurer, et il pourra commencer à se projeter un petit peu.

En ce qui concerne la date du déménagement, je suis le contre-exemple parfait ! À deux reprises, on a déménagé à des dates carrément pourries pour eux. Dans les deux cas, on a changé de domicile le week-end avant la rentrée scolaire…youhou…de la petite section…yeaaahh ! Dans le genre « je veux pas le brusquer », on aurait pu faire mieux. Mais on n’a pas toujours le choix. Pierre, bichette, a non seulement changé de maison, et de rythme de vie (maison/école), mais en plus on a changé de ville. Arthur a eu plus de chance, on a changé que de logement. Enfin bref, ne fais pas comme moi ! Choisis, si c’est possible, une date où le changement sera plus facile. Le mieux, si l’enfant est scolarisé, c’est de déménager sans changer d’école, pour moins de bouleversements.

Gère bien le jour du déménagement

Le grand jour arrive, youpi tralala! Conseil ultime : fais garder tes enfants ! Ils vont courir et toucher à tout, vouloir vous « aider », poser 10 000 questions, faire des crises… Toi-même, tu sais ! Alors soit tu embauches mamie/tatie/ta meilleure amie, soit tu t’arranges pour pouvoir les garder à l’écart de l’agitation. Nous, on n’a pas de famille autour de nous pour les garder. Les amis étaient réquisitionnés pour le déménagement. Alors on a décidé que je garderai les garçons, pendant que tout le monde gère le chamboulement. Je suis donc partie avec les garçons à 8 h 30 le matin, on est allé au parc, à la ludothèque… Et on est rentré à 13 h à la nouvelle maison. Tout le plus gros était fait, il n’y avait plus qu’à ranger et vider les cartons. Et tu l’as vu, la nana qui a esquivé la corvée du portage de meubles trop lourds sa mère ? 😉

Ensuite, la priorité est qu’il retrouve rapidement ses repères. Il faut donc, avant tout, installer sa chambre. Quand on est rentré à 13 h, les matelas étaient installés au sol, j’avais prévu un sac avec les draps, doudous, et tout ce qu’il faut. Les chambres étaient fonctionnelles, ils ont pu partir à la sieste, comme si de rien n’était. Dès leur réveil, on a déballé tous leurs jouets, et remis en place tout leur petit monde. L’avantage ultime, c’est qu’en ressortant leurs jeux, tu as la paix pendant 2-3 heures, pour continuer tes cartons à toi !

Accompagne-le dans l' »après-déménagement »

Pour un petit bout, le déménagement ne s’arrête pas le jour où on a transvasé meubles et cartons dans la nouvelle maison. Il lui faut du temps pour encaisser ce changement. Alors les premiers jours, sois plus tolérant, accepte des choses que tu n’acceptes pas habituellement. Attends-toi à des pleurs, aide-le à évacuer le stress du déménagement.

Le plus sécurisant pour un enfant, ce sont les rituels. L’idéal serait de les remettre en place dès que possible. Conserver ses habitudes le rassurera.

Aide-le à s’adapter à ces nouveaux lieux. Joue avec lui dans sa chambre pour l’aider à en prendre possession et s’y sentir bien. Faites de grandes parties de cache-cache pour qu’il s’approprie chaque pièce. Si vous avez changé de commune, allez visiter les environs, découvrez les parcs, la boulangerie, le bureau de tabac…

Pour ce dernier déménagement, le soir-même Pierre a eu un gros coup de blues. Il voulait retourner à l’ancienne maison, n’aimait pas la nouvelle. Gros câlin et discussion, et il s’est avéré qu’il ne trouvait pas ses repères. Nous étions trop accaparés au rangement, on l’a laissé se débrouiller. Il a beau être l’aîné, 5 ans, c’est tout petit. Alors j’ai tout arrêté, on est monté dans sa chambre, et on a construit ses Lego pendant 3 heures. (Et papa a tout rangé à ma place… Je suis trop douée pour esquiver les corvées !)

 

Je sais bien que quand on déménage, on a 1 000 choses à penser. Mais la priorité doit rester l’enfant, toujours. Ne pas anticiper son bouleversement à lui peut vite vous rendre la vie impossible. Et lui peut vraiment en souffrir pendant longtemps. Alors pense à l’inclure dans ton planning, c’est essentiel pour l’aider à bien vivre son déménagement !

 

 

Et toi, comment tu t’organises quand tu déménages ?

 

 

 

 

 

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